jeudi 16 avril 2015

Corrigé du sujet type 2: FRANCAIS - Baccalauréat série A-C-D

Sujets types et corrigés pour la préparation du Baccalauréat série A-C-D, MADAGASCAR.

CORRIGÉ DU SUJET TYPE 2: FRANCAIS
I. Compréhension
1) Le dévelloppement des connaissances ne contribue pas au bien-être de l’humanité car elles sont employées à des fins nocives, comme pour faire la guerre, par exemple.

2) Il faut ajouter la solidarité et la fraternité humaines, le respect du droit. Il faut que le développement s’emploie au bien.
3) L’homme peut choisir d’employer ses connaissances pour l’amélioration du bien-être de l’humanité, ou au contraire pour semer la destruction et la guerre.


II. Etude lexico-syntaxique
1) Lexique
a) Croît = développement
b) Ravage => bombarder, détruire
c) Un gaz « nocif» est un gaz capable de produire des effets désastreux, autrement dit, qui peut tuer ou semer des maladies. « Nocif» peut être remplacé par « néfaste» ou « nuisible».


2) Syntaxe
a) Les ressources que leur a apportées un labeur scientifique prolongé ont été mal employées par les hommes.
b) Le bonheur des hommes n’en dépend pas uniquement ; il faut que le développement intellectuel s’y emploie.
c) Si les avions doivent servir uniquement à bombarder les villes, l’avion sera une funeste découverte.

III. Développement
      Actuellement, nous sommes tous plus ou moins convaincus que la douleur et la souffrance sont inhérentes à l’homme. Alfred de Musset, dans la prèsente citation, nous prèsente même la douleur et la souffrance comme des maîtres d’enseignement.
      Ainsi, dans quel sens la vie peut-elle être considérée comme une grande école ou l’homme est un étudiant et la douleur un maître et un éducateur ? Et comment la souffrance nous enseigne-t-elle à mieux nous connaître, à mieux connaître la vie et à savoir réellement vivre.
      Dès son enfance jusqu’à la période de l’adolescence, l’être humain se familiarise déjà avec la douleur. Comme l’enfant qui apprend à monter une bicyclette, il roule, tombe à terre, se blesse… Puis il remonte à nouveau en selle parce qu’il veut savoir conduire une bicyclette. Et la vie est une suite de scénarios du même genre, même face aux douleurs affectives. L’adolescent apprend déjà à se battre et à vaincre, au lieu de fuir, car il sait désormais que la douleur n’est pas un ennemi qui le harcèle, mais un maître qui lui prodigue des leçons.
      Une fois engagé dans sa vie d’adulte, l’homme se heurte souvent à des déceptions, des échecs, des chocs affectifs en tous genres. Pour certains, la souffrance qu’apportent ces facteurs négatifs aura été l’arme d’une fatalité envoyée par quelques destins maléfiques. Ils plient, s’inclinent et tombent à terre pour ne plus se relever. Mais ceux qui ont appris à affronter,à vaincre et à maîtriser la douleur, la souffrance devient un instrument de la victoire, un panneau qui leur indique le chemin à suivre. Au lieu de les terrasser, la souffrance les fortifie, leur apprend à mieux se connaître et à mieux connaître les autres. Comme a dit Victor Hugo, «Ceux qui vivent sont ceux qui luttent».
      Ainsi, l’affirmation d’Alfred de Musset s’avère bien fondée : « L’homme est un appenti, la douleur est son maître. En nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert».    Cette citation a franchi la barrière du 19e et du 20e siècle pour continuer à nous prouver sa véracité jusqu’à nos jours.

      La douleur et la souffrance sont autant d’épreuves dont nous sortons toujours plus fortifiés, et nous donnent une somme toujours plus importante d’enseignement pour affronter la vie. Par ailleurs, ces épreuves nous aident également à savoir bien apprécier le bien-être qui succède à la souffrance quand, après la pluie, se montre le beau temps.